Kate DiCamillo – Louisiana **

Louisiana

Editions Didier Jeunesse – 2019 – 160 pages

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Floride, fin des années 70. La grand-mère de Louisiana Elefante perd un peu la boule. Persuadée que sa famille est porteuse d’une malédiction depuis plusieurs générations, elle embarque sa petite-fille en pleine nuit pour un road-trip des plus singuliers. Il est 3h du matin lorsqu’elle lui annonce que « l’heure du jugement a sonné ». Louisiana se rend vite compte qu’elle ne reverra pas de sitôt sa maison… ni ses meilleures amies, ni Monsieur Chien, ni Archie son chat. Elle en a le coeur brisé.

Quelques heures plus tard, la gamine se retrouve à la frontière entre la Floride et la Géorgie, dans une voiture en panne sèche, avec une grand-mère qui souffre subitement d’une rage de dent et s’écroule sur la banquette arrière. Les aventures ne font que commencer

A travers de courts chapitres, l’écriture de Kate DiCamillo se révèle drôle, impertinente et tendre. Je me laisse prendre dans les filets de cette histoire somme toute bien farfelue.

Louisiana est une ado dégourdie et malicieusement désespérée, qui possède un talent de poids : une voix d’ange lorsqu’elle se met à chanter. Quant à la grand-mère, elle est aussi petite que virulente, elle possède un regard perçant et un tempérament drôlement autoritaire.

L’intrigue qui vire chamallow pleine de bon sentiments m’a finalement un peu agacée. Je ne suis pas certaine que ce roman restera gravé dans ma mémoire, mais ça n’en demeure pas moins une lecture pleine de charme sur la quête des origines, la quête de sens d’une enfant.

Benedict Wells – Presque génial **

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Slatkine & Cie – août 2020 – 416 pages

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Francis Dean a tout juste dix huit ans ; il vit avec sa mère dans un mobil-home délabré parmi d’autres, à la lisière de Claymont ; une ville qu’il considère comme un trou, sur la côte est des USA, au coeur du New Jersey. Sa mère jongle entre dépression, nouveaux mecs et internement en psychiatrie. En allant rendre visite à sa mère à la clinique, Francis amoureux d’une jeune fille, Anne-May, internée elle aussi.

Francis a toujours rêvé de quitter cette ville de misère, dans laquelle il sent qu’il finira par s’enliser s’il n’agit pas. Quand sa mère fait une tentative de suicide et lui laisse une lettre dans laquelle elle lui révèle la vérité sur son vrai père, Francis décide de le retrouver. Il embarque dans l’aventure son pote Grover – un peu loser sur les bords et complètement nerd – et Anne-May, qui en profite pour fuguer de la clinique. Ensemble, ils vont traverser les USA pour atteindre Los Angeles où se trouve peut-être le père de Francis.

Un road-trip aux USA, en direction de l’Ouest ? Ce synopsis avait tout pour me plaire ! Au début, je m’attache assez vite au personnage principal, qui ne peut qu’attirer la sympathie ; et je trouve ce road-trip tendre et cocasse. Et puis, quelques facilités me sautent aux yeux, certains passages m’apparaissent peu crédibles. Si j’ai aimé les références à Kerouac, les clichés m’ont un peu agacée. Presque génial demeure cependant une lecture agréable, qui se déguste avec plaisir, mais sans surprise.

Jack Kerouac – Sur la route ****

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Éditeur : Folio – Date de parution : 2012 – 624 pages.

 

4ème de couverture : « Avec l’arrivée de Neal a commencé cette partie de ma vie qu’on pourrait appeler ma vie sur la route. Neal, c’est le type idéal, pour la route, parce que lui, il y est né, sur la route…  » Neal Cassady, chauffard génial, prophète gigolo à la bisexualité triomphale, pique-assiette inspiré et vagabond mystique, est assurément la plus grande rencontre de Jack Kerouac, avec Allen Ginsberg et William Burroughs, autres compagnons d’équipées qui apparaissent ici sous leurs vrais noms. La virée, dans sa bande originale : un long ruban de papier, analogue à celui de la route, sur lequel l’auteur a crépité son texte sans s’arrêter, page unique, paragraphe unique. Aujourd’hui, voici qu’on peut lire ces chants de l’innocence et de l’expérience à la fois, dans leurs accents libertaires et leur lyrisme vibrant ; aujourd’hui on peut entendre dans ses pulsations d’origine le verbe de Kerouac, avec ses syncopes et ses envolées, long comme une phrase de sax ténor dans le noir. Telle est la route, fête mobile, traversées incessantes de la nuit américaine, célébration de l’éphémère. »

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Road-trip à travers les Etats-Unis, emblème de la Beat Generation, ce roman est une ode au voyage, à la poésie de l’instantané et à l’humeur vagabonde. La version issue du rouleau original donne à lire une prose sans point, le texte se déroulant à toute allure, on ne lâche pas le livre jusqu’à la fin…