Isabelle Arsenault & Fanny Britt – Louis parmi les spectres ***

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Éditeur : La Pastèque – Date de parution : octobre 2016 – 160 pages

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« Je me souviens qu’en dehors des voitures de police banalisées, rien, nulle part, dans ma vie, n’est simple. »

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Après avoir eu un coup de ❤ pour Jane, le renard et moi, c’est avec bonheur que j’ai retrouvé le duo créateur Isabelle Arsenault & Fanny Britt. Dès les premières pages, l’émotion était au rendez-vous, encore une fois.

On découvre l’histoire de Louis et de son petit frère Truffe – l’innocence incarnée. Des parents qui se séparent. Deux frères qui se trouvent alors ballotés entre un père alcoolique et une mère angoissée.

 

Louis est amoureux de Billie, une « sirène à lunettes, une tempête de pluie, une fontaine à chocolat, une reine muette » qu’il n’ose pas aborder. Elle parle peu, défend les opprimés de la cour de récré et lit un livre par semaine.

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Des dessins en noir et blanc – l’intervention de la couleur symbolisant l’espoir et ces petits bonheurs qui font irruption dans un quotidien souvent terne et triste. Crayon et aquarelle. Délicatesse, douceur et poésie composent ce roman graphique. Un vrai moment de poésie, une lecture en suspension.

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Martin Page – Plus tard je serai moi ***

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Éditeur : Le Rouergue – Date de parution : 2013 – 72 pages

Je vous présente ce soir un petit roman jeunesse de Martin Page, dans lequel j’ai immédiatement retrouvé l’écriture drôle et douce que j’affectionne tant ! Dans ce court récit, on fait la connaissance de Séléna, dont les parents sont un peu farfelus. Un soir, ils lui font comprendre qu’ils aimeraient qu’elle soit artiste. Pas médecin, avocate ou professeur, non. Artiste ! Séléna tombe des nues. Ses parents sont prêts à tout pour réveiller sa fibre artistique, même aux trucs les plus fous… 

Un roman complètement décalé, à la Martin Page, qui inverse les choses et se moque de la réalité, mais toujours avec inventivité et poésie.

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« Les cerfs-volants représentaient, entre autres, une chouette, une fraise, une abeille, un dragon, un fer à repasser… C’était un moment doux. Les créatures légères et fragiles apportaient un peu de beauté à un monde qui en manquait. Les deux amies emmagasinaient des réserves de poésie : ça les aiderait à affronter l’école, les parents, et toutes les petites humiliations du quotidien. »

« Elle était à une époque de sa vie où elle ne décidait pas de grand-chose mais où la possibilité du choix se dessinait doucement. Elle rêvait du jour où elle pourrait habiter seule. Mais elle avait aussi peur de grandir, car cela voulait dire être maîtresse de son destin, et c’était une responsabilité immense dont parfois elle aimerait être déchargée. »