Camille Brunel – Après nous, les animaux

Casterman – 2020 – 360 pages

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Nous sommes en 2086. Les humains ont été décimés. Eradiqué de la surface de la Terre. Un navire s’échoue au Yucatán avec à son bord des animaux réunis autour du cadavre de la dernière humaine… Trois taureaux, une vache, un lion, quatre chevaux, deux geais, cinq lycaons, trois pandas roux, deux chimpanzés, deux éléphants, une panthère et un python. Ensemble, ils entament un long périple à la recherche des humains disparus.

Un roman absolument original, extra-ordinaire, littéralement. Les personnages sont des animaux. Sur la terre mexicaine dévastée, nous suivons leur périple – leur survie. Les humains leur manque. Le texte nous transporte dans la psyché animalière grâce aux italiques – signalant les pensées fugaces qui traversent leurs têtes. Les mots du narrateur tentent de retranscrire leurs instincts, de traduire tout ce qui les traverse, tout ce qu’ils ressentent s’échanger de mots.

C’est bestial, sauvage, cru. Sanglant. Un monde animal impitoyable, composé d’instincts, d’appels de la chair.

Un roman étonnant, qui si situe à la frontière du roman d’anticipation et de la fable écologique – une fable animalière post-apocalyptique – qui se lit le ventre noué, partagé entre fascination et dégoût. Un récit qui ne vous laissera clairement pas indifférent – auquel on ne s’attend pas en littérature ado !

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