Agnès Desarthe – La plus belle fille du monde ***

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école des loisirs – 2009 – 162 pages

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Sandra a 14 ans et une petite bande de potes qu’elle connaît depuis l’enfance – Allison, Fleur et Mon Commandant. D’ailleurs, l’enfance la questionne beaucoup : quand est ce que ça s’arrête ? Comment sait-on qu’elle est finie et qu’on est devenu adulte ?

Le jour où une nouvelle élève, Liouba Gogol, débarque dans leur salle de classe, Sandra se rend compte amèrement que plus rien ne sera jamais comme avant. En effet, Liouba est la plus belle fille du monde…

« Qui avait décidé qu’un nez globuleux et une petite bouche pincée rendent moche? Naissions nous avec, encodée dans notre cerveau, l’image de l’humain idéal? Était-ce quelque chose que l’on construisait en grandissant? »

Un joli roman à la fois déluré et réaliste, qui aborde une variété de thèmes à travers les questionnements d’une héroïne attachante et vraie ; l’amitié, l’enfance, la beauté et la laideur… Bien sûr, ce qui fait avant tout la saveur de ce roman, c’est l’humour d’Agnès Desarthe ! Une valeur sûre.

Antoni Casas Ros – Le Théorème d’Almodovar **

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Éditeur : Folio – Date de parution : mai 2009 – 156 pages

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Antoni a le visage défiguré à la suite d’un grave accident de voiture, dans lequel sa petite amie a trouvé la mort, il y a une dizaine d’années. Depuis, l’écrivain vit seul, reclus chez lui, ne sortant que très rarement, fuyant le regard des autres, autant que son propre regard dans la glace. Peu à peu, il se met à rêver qu’Almodovar adapterait son accident en film ; il se projette alors dans ce rêve éveillé qui semble, de façon étrange, le tenir en vie.

Un roman très particulier, qui mêle souvenirs, fantasmes et rêves éveillés. En fin de compte, on ne sait plus vraiment où se situe la frontière entre la réalité et le fantasme. L’écriture s’égare et nous égare entre réflexions sur l’amour, la vie, la mort aussi, et les événements de plus en plus farfelus qui surviennent dans la vie fantasmée de Antoni. J’avoue avoir été charmée par les premières lignes, puis au fil du texte je me suis perdue, j’ai complètement décroché de cette lecture qui était pourtant prometteuse.

« On peut marcher sur les mains. Être amoureux de quelqu’un qui vous ignore. Aimer un fasciste. Il y avait une telle syntonie entre ma mère et moi que les différences n’étaient que les franges d’un noyau passionné. »

« Que reste-t-il de nos amours ? Ces traces de visages décomposés en moments extatiques ou douloureux. Des fragments, des collages. »