Aimée de Jongh – Le Retour de la bondrée ***

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Éditeur : Dargaud – Date de parution : janvier 2016 – 160 pages

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Simon Antonisse est libraire. Mais en ces temps de crise, la librairie qu’il tient avec sa femme, et qu’il a hérité de son père, prend l’eau ; il est poussé à mettre la clé sous la porte et à fermer boutique, mais il ne parvient pas à s’y résoudre. Au cours d’un trajet en voiture, il est témoin d’un suicide sur la voie ferrée… Ce suicide le traumatise et fait resurgir des souvenirs de son passé, et notamment de son adolescence, marquée par une tragédie. En vidant peu à peu la réserve de livres située dans la cabane de son père, il tombe sur Le Guide des oiseau, un livre qu’il lisait à l’époque, quand il désirait devenir ornithologue.

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Les bulles alternent le temps présent et la résurgence du passé. Assailli par ces images du passé, Simon fait la rencontre d’une jeune femme qui va l’aider peu à peu à sortir la tête de l’eau et devenir pour lui un échappatoire au quotidien.

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La bondrée, c’est cet oiseau qui survit en repartant de zéro, métaphore du renouveau.

Un roman graphique néerlandais d’une profonde justesse et d’une grande sensibilité, dont les dessins m’ont tout de suite touchée. Épurés, ciselés, en noir et blanc. Il s’en dégage une émotion brute. Un petit bijou, où l’espoir, malgré la noirceur, est toujours présent, que je vous invite à découvrir de toute urgence.

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Nicolas Antona & Nina Jacqmin – La Tristesse de l’éléphant ***

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Éditeur : Les Enfants rouges – Date de parution : janvier 2016 – 76 pages

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A l’orphelinat dans lequel il passe son enfance et son adolescence, Louis est sans cesse l’objet des moqueries de la part des autres… à cause de ses rondeurs, on l’appelle l’éléphant. Il rêve d’une famille aimante. Son seul réconfort il le puise en s’enfuyant tous les soirs à 19h pour aller voir le spectacle du cirque Marcos et savourer sa magie. Et spécialement le numéro de dresseuse d’éléphant avec la belle Clara, dont il tombe très vite amoureux… Aidé et couvert par le surveillant de l’orphelinat, Louis la rejoint tous les soirs. Lorsque le cirque part en tournée, Louis survit grâce à leur correspondance et aux romans que le surveillant lui recommande : Cyrano, Don Quichotte… Les années passent et leur amour perdure.

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La Tristesse de l’éléphant est un roman graphique sublime, qui m’a profondément touchée. Je ne m’attendais pas à ressentir une telle émotion à sa lecture. De la douceur des dessins il se dégage une force – je suis littéralement tombée amoureuse du trait de crayon. L’histoire de cet amour, de cette blessure, nous est contée dans un murmure – un vrai brise-cœur. Une lecture que je ne suis pas prête d’oublier et que je me laisse à portée de main, pour de certaines relectures.

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Riad Sattouf – L’Arabe du futur. Tome 1 ***

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Éditeur : Allary Editions – Date de parution : 2014 – 158 pages

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A travers cette BD autobiographique, Riad Sattouf met en scène son enfance au Moyen-Orient dans les années 80. Il a deux ans, de beaux cheveux blonds qui font l’admiration de tous. Ses parents, Clémentine une bretonne et Abdel-Razak un étudiant syrien, se sont rencontrés dans les années 70 à la Sorbonne. Son père, devenu docteur en Histoire, trouve un poste en Libye. Ils découvrent un pays sous le joug de Kadhafi, le Guide Suprême. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile. En 1984, la famille déménage en Syrie – dirigée d’une main de fer par Hafez el-Assad – pour rejoindre les autres Sattouf, dans un petit village près de Homs.

 

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A travers l’histoire de son enfance, l’auteur nous raconte l’histoire politique arabe, évoque le conflit israélo-palestinien… Le trait de crayon de Riad Sattouf est très drôle, cocasse. Les bulles se dévorent. Même si je n’ai pas ressenti un enthousiasme débordant pour cette BD, à l’image de son succès retentissant, j’ai tout de même pris beaucoup de plaisir à lire ce premier tome, le sourire aux lèvres.

 

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Chloé Vollmer-Lo & Carole Maurel – L’Apocalypse selon Magda ****

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Éditeur : Delcourt – Date de parution : 2016 – 190 pages

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« Tous ceux qui se sont précipités… pour vivre une vie qui se dérobait à eux »

Le jour où elle apprend que la fin du monde n’a pas eu lieu et qu’elle n’aura pas lieu, Magda semble dévastée… mais pourquoi ? Pour le comprendre, il faut remonter une année en arrière, la veille des treize ans de Magda. Les scientifiques annoncent la fin du monde : il ne reste que douze mois à vivre, douze mois seulement avant que la vie ne disparaisse.

Face à cette nouvelle, chacun sombre ou réagit à sa manière : son père les quitte pour suivre l’amour de sa vie, son meilleur ami sombre dans la drogue… Les départs en masse bloquent les routes. Dans les foyers, les parents démissionnent, se mettent à faire n’importe quoi, les adolescents se retrouvent livrés à eux-mêmes et expérimentent la vie avec une brutalité nouvelle, chaque jour renouvelée…

Magda, qui demeure au seuil de l’enfance, se tenant à la fragile frontière de l’adolescence, doit grandir d’un coup. Le temps presse. Elle tente comme elle peut de profiter des mois qui restent. Mais comment une enfant peut-elle devenir une femme dans un monde qui devient fou, dont les repères se font fuyants ?

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La BD se déroule au fil des saisons, qui donnent le rythme et scandent le compte à rebours de l’apocalypse. A travers cette tragédie des temps modernes, Carole Maurel nous offre des dessins hauts en couleurs, et certaines scènes sont à couper le souffle. C’est sombre et poétique et terriblement puissant… Une BD que j’ai lu en apnée, et dont la fin m’a laissée sans voix.

 

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Challenge BD & mangas

Sur le blog, on commence l’année du bon pied, en participant à un nouveau challenge, proposé par Celine72, du blog Mon Univers des Livres ! En établissant le bilan de mes lectures, je me suis en effet rendue compte que je ne lisais pas assez de BD… et de mangas. J’aimerais en lire davantage, au moins deux par mois. Ce challenge tombe à point nommé, c’est un excellent moyen de se motiver et de plonger plus en avant dans l’univers des bulles, où de belles découvertes sont à faire.

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Le challenge se déroule du 1er janvier 2017 au 1er janvier 2018.

Avis à tous ceux qui souhaitent se joindre à nous…! Vous êtes les bienvenus.

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Mes lectures prévues :

Terminer la série Rosalie Blum, avec la lecture du tome 3

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L’adaptation BD de la saga des Quatre sœurs, de Malika Ferdjoukh :

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En ce qui concerne les mangas, j’ai déniché celui-ci à la bibli :

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Hanashippanashi, de Daisuké Igarashi. Un univers entre réel et imaginaire, qui semble avoir quelques résonances avec celui de Hayao Miyazaki.

Benjamin Renner – Le grand méchant renard ****

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Éditeur : Delcourt – Date de parution : janvier 2015 – 183 pages

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En ce moment, j’ai une petite fringale de BD… C’est l’approche des vacances d’été ! Deuxième BD que je vous présente en peu de temps.

C’est l’histoire d’un renard qui se désespère car il ne fait peur à personne quand il se rend au poulailler, au contraire il se fait tabasser par les poules… Il repart toujours penaud, avec un panier de navets en guise de repas. Les animaux de la ferme ont tous l’habitude de le voir s’acharner à effrayer les poules et à rentrer bredouille. Le loup lui donne des conseils pour effrayer, en vain. Un jour, le renard parvient à voler les œufs de la poule et se retrouve à couver…

Et oui, moi aussi j’ai fini par succomber à ce drôle de renard, pas plus féroce qu’une huître, mais au grand cœur. Les dessins et les dialogues sont absolument cocasses. J’ai été charmée par les coups de crayons de Benjamin Renner, qui donnent le ton et sont truffés d’humour dans les moindres détails. C’est une BD adorable qui m’a arraché pas mal de sourires grâce à sa galerie de personnages, tous un peu timbrés, à leur façon. J’ai même eu envie de relire certains passages. Une farce animalière jouissive que j’ai dévorée…!

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Camille Benyamina & Eddy Simon – Chaque soir à onze heures ****

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Éditeur : Casterman – Date de parution : 2015 – 88 pages

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Aujourd’hui, je vous présente une BD, pour changer ! Et il ne s’agit pas de n’importe laquelle : Chaque soir à onze heures est une adaptation du roman de Malika Ferdjoukh, qui porte le même titre, mais que je n’ai pas lu. J’avais eu un immense coup de cœur pour sa série des Quatre sœurs ! C’est donc sans hésitation que j’ai littéralement craqué sur ce bel objet graphique réalisé par Camille Benyamina & Eddy Simon… avant même de l’avoir ouvert et d’en avoir commencé la lecture.

Petit résumé : Willa est une jeune lycéenne, qui a pris l’habitude que les garçons la regardent peu; elle est très amie avec la pulpeuse Fran. Elle sort avec son frère Iago. C’est au cours de la soirée d’anniversaire de Fran que Willa rencontre Edern. Ce dernier la voit jouer du violon et souhaite qu’elle joue avec sa petite sœur Marni. C’est comme ça qu’elle fait la connaissance de la mystérieuse famille Fils-Alderne qui vit dans un immense manoir, nommé Fausse-Malice. On raconte que, des années auparavant, le père Fils-Alderne a assassiné la mère, avant de se suicider…

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Marni confie à Willa que tous les soirs à onze heures, il se passe des choses étranges dans la maison, elle sent comme une présence dans sa chambre… Et chaque matin, elle remarque que la pendule s’arrête à onze heures. En passant une nuit au manoir, Willa se faire agresser par un mystérieux homme encapuchonné…

Cette BD est un véritable coup de cœur ❤ ! J’ai retrouvé la touche fantaisiste de Malika Ferdjoukh qui m’avait séduite dans sa série des Quatre sœurs… L’écriture fourmille d’imagination, et la petite Marni m’a beaucoup fait penser à Enid. Les personnages sont attachants.

Les dessins  de Camille Benyamina sont sublimes et on est littéralement happés par l’atmosphère et les décors. Un thriller romantique où l’intrigue familiale s’harmonise parfaitement à la douceur et la sensibilité des traits de crayons. Et pour prolonger le plaisir visuel, on retrouve à la fin les étapes de la création de certains planches… Une très belle lecture en cette fin d’année.

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