[Concours] Gagnez une Kube !

La Kube libraire independant box livre

Noël approche à grands pas… Hé oui, dans moins d’un mois, vos petits chaussons seront garnis au pied du sapin. Pour patienter, et pour fêter avec quelques mois de retard les deux ans de mon blog, je vous propose… de gagner une Kube !

Vous savez, cette fabuleuse box littéraire dont je vous parlais il y a quelques mois, après l’avoir testée… Une box littéraire très chic, qui vous permet de recevoir chez vous un roman choisi par un libraire, selon vos goûts et vos envies du moment – avec quelques goodies, marques-pages et autres bricoles pour déguster votre lecture.

Pour participer, il vous suffit de commenter ce billet en mentionnant votre dernier coup de cœur littéraire ! Vous avez jusqu’au dimanche 10 décembre à minuit. Participation également possible sur Instagram.

Je vous rappelle que le concours organisé par la Kube est toujours d’actualité. Avec à la clé, un séjour au Village des livres !

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Kitty Crowther – Petites histoires de nuits ****

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Éditeur : l’école des loisirs – Date de parution : novembre 2011

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Ourson réclame à Maman Ours trois histoires de sommeil dans lesquelles on y croise une gardienne de nuit qui ne manque pas d’humour et qui, chaque soir sonne le gong à la tombée de la nuit ; l’heure de se mettre au lit pour chaque habitant de la forêt. Dans ces histoire de sommeil, on y fait également la connaissance de Zhora, la petite fille à l’épée, qui cueille la plus belle mûre de toute la forêt pour sa maman. Sans oublier Bo, ce curieux personnage toujours vêtu d’un manteau, qui se balade à la recherche d’une miette de sommeil…

Ces trois histoires aux allures de contes déploient un univers onirique singulier, aux dessins naïfs et psychédéliques, réalisés aux crayons de couleurs – des dessins emplis de douceur, aux couleurs vives. La forêt des contes se pare d’une explosion de couleurs, à l’image du jupon arc-en-ciel de Maman Ours.

Cet album jeunesse est un trésor, une pépite tendre, drôle et douce, à découvrir, dévorer, lire et relire au fil des soirs, avant de plonger dans les bras de Morphée.

A lire aussi, la belle chronique de Nadège.

Charlotte Brontë – Jane Eyre ****

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Éditeur : Folio – Date de parution : 2015 [1847] – 832 pages

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Lire Jane Eyre faisait partie de mes désirs de lecture depuis un moment… Depuis mon engouement pour Les Hauts de Hurlevent en fait. Le roman d’Emily Brontë m’avait littéralement bouleversée. Quant à Jane Eyre, le roman de sa sœur Charlotte, il m’a également conquise, bien au-delà de mes attentes…!

Jane est une petite orpheline de dix ans, qui manque de confiance en elle et possède un caractère solitaire et effacé. Elle est élevée à contre-cœur par une tante odieuse et méprisante dont les enfants s’amusent à la martyriser. L’enfance de Jane est ainsi jalonnée par les critiques acerbes et les méchancetés, les coups bas et la vilenie.

Acquérant la réputation d’enfant rebelle, Jane est envoyée en pensionnat à Lowood – à son plus grand soulagement, s’y plaisant malgré l’austérité et la pauvreté, découvrant le goût d’apprendre et façonnant ses premières amitiés – notamment avec la douce Helen Burns. Huit ans plus tard, désirant changer de vie, Jane devient la gouvernante d’une fillette à Thornfield Hall ; elle y rencontre Mr Rochester, un homme sombre et énigmatique dont dont elle va tomber follement amoureuse… Sans se douter une seule seconde de ce que cache son passé – et son grenier.

Comme j’ai aimé ce personnage féminin et déjà féministe ! J’ai aimé sa retenue comme sa passion, sa générosité et son intelligence. Jane ne se compromet jamais, ni enfant, ni adulte, ni par amour, ni par haine. Une femme inoubliable, animée par une insatiable soif de vivre.

Un roman fougueux, qui m’a émue aux larmes, qui m’a fasciné et qui m’a fait frissonner – ce rire démoniaque qui résonne au cœur de la nuit, ces fantômes du passé… Un GRAND roman, que je classe dans mon petit panthéon personnel, aux côtés de Don Quichotte et du Portrait de Dorian Gray, notamment…

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« Personne ne sait combien de rébellions fermentent dans ces masses de vie qui peuplent la terre. On suppose généralement que les femmes sont très calmes, mais les femmes ont des sentiments tout comme les hommes ; elles éprouvent le besoin d’exercer leurs facultés, le besoin de disposer d’un champ d’action où appliquer leurs efforts tout autant que leurs frères ; elles souffrent des contraintes trop rigides, d’une stagnation trop absolue, exactement comme souffriraient les hommes, et c’est étroitesse d’esprit chez leurs semblables jouissant de privilèges de dire qu’elles devraient se limiter à confectionner des desserts ou à tricoter des bas, à jouer du piano et à broder des réticules. il est insensé de les condamner ou de les moquer si elles cherchent à en faire plus ou à en savoir plus que ce que la coutume a décrété nécessaire à leur sexe. »

« Jusqu’au point du jour, je fus ballottée sur une mer aérienne mais tourmentée, où les lames de désarroi se soulevaient sous une houle de joie. (…) La raison résistait au délire, le jugement mettait en garde la passion. »

Grand Jeu Kube !

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….Aujourd’hui, je partage avec vous le #GrandJeuKube qui propose de vous faire gagner une petite folie livresque…

……Imaginez un village qui recèle des centaines de milliers de livres rares, anciens et d’occasion. Un paradis des lecteurs, créé dans les années soixante par un Richard Booth, un jeune libraire : La Kube vous fait gagner un week-end pour deux à Hay-on-Wye – Le village des livres (situé au Pays de Galles, Royaume-Uni).

……..Pour participer, il vous suffit simplement de vous inscrire sur le lien ci-dessous et de le partager au plus grand nombre, afin de maximiser vos chances !

 https://paysdeslivres.lakube.com

 

Erri De Luca – Les poissons ne ferment pas les yeux ***

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Editeur : Folio – Date de parution : février 2016 – 117 pages

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Le narrateur remonte le fil de ses souvenirs – un bond de cinquante ans en arrière – et se remémore l’été de ses dix ans. Il passe ses vacances sur une petite île au large de Naples, avec sa mère. Fasciné par la pêche, il passe des heures à observer les pêcheurs, lorsque le libeccio ne souffle pas. Le verbe aimer lui est totalement étranger et les adultes qui l’emploient demeurent pour lui un mystère.

Sur la plage, il rencontre une fille de son âge, qui lit des polars et écrit des histoires sur les animaux. « J’aime les animaux. Ils nous connaissent et nous ne savons rien d’eux. » Elle va toujours droit au but, ne perd pas de temps en paroles inutiles, à la façon d’un animal. Trois garçons plus âgés, jaloux, se mettent à provoquer le narrateur, à le harceler.

Dix ans : l’âge frontière. L’âge où l’enfance demeure mais se trouve déjà en partance. « À dix ans, on est dans une enveloppe contenant toutes les formes futures. On regarde à l’extérieur en adultes présumés, mais à l’étroit dans une taille de souliers trop petite. La définition d’enfant subsiste, à cause de la voix et des jouets délaissés, mais encore conservés. »

Un court roman poétique à l’écriture ciselée, qui évoque l’enfance avec beaucoup de justesse et de sensibilité. « J’ai habité mon corps, en le trouvant déjà plein de fantômes, de cauchemars, de tarentelles, d’ogres et de princesses. »

Avec Les poissons ne ferment pas les yeux, je découvre la plume de Erri De Luca, et je ne suis pas déçue ! Si vous avez d’autres titres à me conseiller, je suis preneuse…

Pramoedya Ananta Toer – La Fille du rivage **

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Éditeur : Folio – Date de parution : septembre 2017 – 352 pages

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Dans une Java du début du vingtième siècle, Gadis Pantai est la fille d’un pêcheur de la côte nord-est ; elle a passé son enfance dans un petit village d’une grande pauvreté. Un Bendoro – un riche aristocrate local – la demande en mariage, fasciné par sa beauté. Elle n’a que quatorze ans…

Du jour au lendemain, la jeune fille se retrouve enfermée et désœuvrée dans l’immense demeure du Bendoro, avec des miroirs somptueux dans lesquels elle n’ose se regarder et des bijoux en or à ne savoir qu’en faire… La nature et la liberté lui manquent cruellement. Une vieille servante au triste passé se prend d’affection pour elle et lui offre une oreille attentive et des histoires pour s’endormir le soir.

Jour après jour, Gadis Pantai apprend à vivre autrement, à servir le Bendoro, à prier, à sourire pour cacher ses émotions, tout en se sentant comme un oiseau en cage.

Avec ce roman, je découvre la littérature indonésienne… Une beau portrait de femme, même s’il m’a manqué un je ne sais quoi pour m’attacher à l’héroïne. L’auteur nous raconte en fait l’histoire de sa grand-mère, mariée de force à l’âge de quatorze ans à un noble – passant brusquement d’un monde à un autre, de la pauvreté à la noblesse, de l’enfance à l’âge adulte, de la liberté à l’enfermement. Un roman-hommage qui nous dépeint sans fard la société javanaise féodale de ce début du XXème siècle.

Catherine Grive – Je suis qui je suis ***

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Éditeur : Le Rouergue – Date de parution : mars 2016 – 126 pages

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Ce roman possède une singularité : les quarante premières pages laissent planer le doute quant au genre du narrateur, qui se prénomme Raph’ : est-ce un garçon ou une fille ? De façon très habile, choisissant des adjectifs qui s’accordent au masculin comme au féminin et un prénom qui peut être porté par les deux sexes, l’auteure nous mène par le bout du nez.

Raph’ est un adolescent comme tous les autres, il ne range pas sa chambre et se sent d’humeur un peu triste ces derniers temps. Il ressent comme un indéfinissable chagrin qu’il tente d’étouffer et d’oublier en sortant avec Bastien au cinéma, en volant le courrier dans les boîtes aux lettres de ses voisin… Les grandes vacances viennent de s’installer et pour la première fois il reste à Paris.

Ce chagrin qui le dévore de l’intérieur, Raph’ a beau chercher, il ne parvient pas à en déceler l’origine ou la cause. Avec délicatesse et pudeur, Catherine Grive tisse un très beau roman sur l’adolescence, ces moments où l’on se sent autre, où l’on se cherche, sur « cette difficulté à vivre quand on se sent sur une frontière », « partagé entre deux univers ».

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« C’était une triste réalité, mais mon chagrin à moi, il était temps de l’admettre, ne faisait qu’empirer. Il me pressait la poitrine au réveil et restait accroché toute la journée, se servant de n’importe quoi pour entrer dans ma tête. Il se faufilait entre les feuilles avec le vent, il se cachait au fond du paquet de gâteaux, il m’attendait le soir sous mon oreiller. »