Une Kube à gagner : résultats du concours !

IMG_3479

 

Les participations pour ce concours étaient nombreuses, merci à vous ! Le concours s’est terminé hier à minuit et aux aurores, ma petite main innocente était prête pour tirer au sort l’heureux gagnant… en l’occurrence l’heureuse gagnante !!

IMG_3477

Bravo à Anaverbania qui remporte donc une jolie Kube !!!

 

Publicités

Gary D. Schmidt – Jusqu’ici, tout va bien ****

004905919

Éditeur : école des loisirs – Date de parution : octobre 2017 – 365 pages

*

Attention : ne vous fiez surtout pas à la couverture que je trouve assez mal choisie, vous passeriez à côté d’un GRAND roman.

Nous sommes en 1968. La guerre du Vietnam fait des ravages et débat ; l’Homme n’a pas encore marché sur la Lune. Doug est un petit adolescent maigrichon, qui idôlatre Joe Pepitone, son joueur préféré de baseball – son idôle inaccessible. Il vient d’arriver à Marysville, une petite bourgade au nord de l’État de New York. Issu d’une famille très modeste, sa vie n’est pas facile tous les jours, entre un père violent, un frère qui passe son temps à le frapper et lui voler ses affaires, et un autre qui est parti au Vietnam. Il pourrait se laisser gagner par l’abattement, mais c’est sans compter les rencontres qu’il va faire…

Celle de Lil Spicer devant la bibliothèque, qui n’ouvre que le samedi. Bibliothèque dans laquelle il découvre un immense livre, contenant des peintures d’oiseaux réalisées par Audubon… Il se retrouve fasciné devant la sterne arctique.

…. Celle de M. Powell, le directeur de la bilbiothèque, qui va révéler jour après jour le talent de Doug pour le dessin. Chaque samedi, l’adolescent se précipite à la bibliothèque ; il découvre peu à peu la disparition des oiseaux ; face à cette collection qui s’éparpille entre les mains des collectionneurs, Doug se fait la promesse de retrouver chaque planche.

…… Celle de Mme Windermere, la dramaturge dans sa robe d’opéra qui fait furieusement crépiter sa machine à écrire lorsque le dieu de la Créativité a replié ses ailes à côté d’elle.

…….. Celle de Jane Eyre.

Doug est un gamin attachant, qui va nous interpeller tout le long du roman. « Vous vous souvenez quand je vous ai dit que, quand tout va assez bien, cela signifie en général qu’un truc nul va arriver ? C’est vrai. Demandez au goéland marin. » J’ai aimé ce gamin, cette voix à la fois naïve et butée, insolente et revancharde – qui parfois m’a fait penser au ton du héros de Salinger, dans L’Attrape-coeur. Ce genre de personnage qu’on ne peut oublier.

Gary D. Schmidt a une écriture tout simplement géniale et nous révèle une intelligence et un génie narratifs. Doug est un personnage qui marque les esprits par son humour, son impertinence, et comme le dit si bien la 4ème de couverture « sa furieuse envie d’en découdre avec la vie ».

Jusqu’ici tout va bien est une lecture qui m’a émue, profondément, et fait rire, énormément – je me suis surprise à glousser à certains passages. Une lecture qui révolte également. Je ne m’étais pas pris d’affection pour un personnage comme ça depuis un moment… Véridique. Ce bouquin, donc chaque chapitre est orné d’un oiseau, est une PEPITE, un concentré d’émotions. Je ne sais pas vous, mais on se sent bien après avoir lu un tel roman.

Coup de  ❤

***

« Vous savez, quand on pleure, quelque chose reste dans l’air. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut voir, ou humer, ou sentir. Ou dessiner. Mais c’est là. C’est comme le hurlement du goéland marin, qui crie dans l’espace vide et immaculé qui l’entoure. Vous ne pouvez pas l’entendre quand vous regardez ma peinture. Mais cela ne veut pas dire que cela n’existe pas. »

[Concours] Gagnez une Kube !

La Kube libraire independant box livre

Noël approche à grands pas… Hé oui, dans moins d’un mois, vos petits chaussons seront garnis au pied du sapin. Pour patienter, et pour fêter avec quelques mois de retard les deux ans de mon blog, je vous propose… de gagner une Kube !

Vous savez, cette fabuleuse box littéraire dont je vous parlais il y a quelques mois, après l’avoir testée… Une box littéraire très chic, qui vous permet de recevoir chez vous un roman choisi par un libraire, selon vos goûts et vos envies du moment – avec quelques goodies, marques-pages et autres bricoles pour déguster votre lecture.

Pour participer, il vous suffit de commenter ce billet en mentionnant votre dernier coup de cœur littéraire ! Vous avez jusqu’au dimanche 10 décembre à minuit. Participation également possible sur Instagram.

Je vous rappelle que le concours organisé par la Kube est toujours d’actualité. Avec à la clé, un séjour au Village des livres !

Kitty Crowther – Petites histoires de nuits ****

petites-histoires-de-nuits

Éditeur : l’école des loisirs – Date de parution : novembre 2011

*

Ourson réclame à Maman Ours trois histoires de sommeil dans lesquelles on y croise une gardienne de nuit qui ne manque pas d’humour et qui, chaque soir sonne le gong à la tombée de la nuit ; l’heure de se mettre au lit pour chaque habitant de la forêt. Dans ces histoire de sommeil, on y fait également la connaissance de Zhora, la petite fille à l’épée, qui cueille la plus belle mûre de toute la forêt pour sa maman. Sans oublier Bo, ce curieux personnage toujours vêtu d’un manteau, qui se balade à la recherche d’une miette de sommeil…

Ces trois histoires aux allures de contes déploient un univers onirique singulier, aux dessins naïfs et psychédéliques, réalisés aux crayons de couleurs – des dessins emplis de douceur, aux couleurs vives. La forêt des contes se pare d’une explosion de couleurs, à l’image du jupon arc-en-ciel de Maman Ours.

Cet album jeunesse est un trésor, une pépite tendre, drôle et douce, à découvrir, dévorer, lire et relire au fil des soirs, avant de plonger dans les bras de Morphée.

A lire aussi, la belle chronique de Nadège.

Grand Jeu Kube !

TeasingJ_7_INSTAGRAM

….Aujourd’hui, je partage avec vous le #GrandJeuKube qui propose de vous faire gagner une petite folie livresque…

……Imaginez un village qui recèle des centaines de milliers de livres rares, anciens et d’occasion. Un paradis des lecteurs, créé dans les années soixante par un Richard Booth, un jeune libraire : La Kube vous fait gagner un week-end pour deux à Hay-on-Wye – Le village des livres (situé au Pays de Galles, Royaume-Uni).

……..Pour participer, il vous suffit simplement de vous inscrire sur le lien ci-dessous et de le partager au plus grand nombre, afin de maximiser vos chances !

 https://paysdeslivres.lakube.com

 

Pramoedya Ananta Toer – La Fille du rivage **

product_9782072733864_195x320

Éditeur : Folio – Date de parution : septembre 2017 – 352 pages

*

Dans une Java du début du vingtième siècle, Gadis Pantai est la fille d’un pêcheur de la côte nord-est ; elle a passé son enfance dans un petit village d’une grande pauvreté. Un Bendoro – un riche aristocrate local – la demande en mariage, fasciné par sa beauté. Elle n’a que quatorze ans…

Du jour au lendemain, la jeune fille se retrouve enfermée et désœuvrée dans l’immense demeure du Bendoro, avec des miroirs somptueux dans lesquels elle n’ose se regarder et des bijoux en or à ne savoir qu’en faire… La nature et la liberté lui manquent cruellement. Une vieille servante au triste passé se prend d’affection pour elle et lui offre une oreille attentive et des histoires pour s’endormir le soir.

Jour après jour, Gadis Pantai apprend à vivre autrement, à servir le Bendoro, à prier, à sourire pour cacher ses émotions, tout en se sentant comme un oiseau en cage.

Avec ce roman, je découvre la littérature indonésienne… Une beau portrait de femme, même s’il m’a manqué un je ne sais quoi pour m’attacher à l’héroïne. L’auteur nous raconte en fait l’histoire de sa grand-mère, mariée de force à l’âge de quatorze ans à un noble – passant brusquement d’un monde à un autre, de la pauvreté à la noblesse, de l’enfance à l’âge adulte, de la liberté à l’enfermement. Un roman-hommage qui nous dépeint sans fard la société javanaise féodale de ce début du XXème siècle.

Martin Blasco – La Noirceur des couleurs ****

Capture

Éditeur : l’école des loisirs – Date de parution : octobre 2017 – 256 pages

*

Buenos Aires, 1885. Cinq bébés sont enlevés en pleine nuit. Vingt-cinq ans plus tard, un des bébés, devenu une ravissante jeune femme, revient chez ses parents. Alejandro, un jeune journaliste, est contacté pour enquêter sur ces disparitions et pour aider la jeune femme à retrouver sa mémoire perdue…

Parallèlement à l’enquête du journaliste, nous découvrons page après page le journal intime de J.F. Andrew, l’homme à l’origine de la disparition de ces bébés – un homme épris de sciences au mépris de l’humain ?

Un roman argentin captivant dès les premiers mots, qui provoque en nous de l’effroi, qui nous glace et nous émeut… Sombre et énigmatique, il offre matière à réflexion sur l’humain, l’âme, les limites de la science et la folie humaine, le destin. Un roman saisissant qu’on ne peut lire qu’en apnée, et qui, une fois terminé, ne cesse de nous hanter.