Valérie Perrin – Changer l’eau des fleurs ****

9782253238027-001-T

Le Livre de Poche – 2019 – 672 pages

*

Violette Toussaint a des voisins assez peu bruyants… Forcément, ils sont tous enterrés six pieds sous terre. Violette est gardienne de cimetière et habite donc juste à côté ; elle ouvre et ferme les grilles, entretien les tombes et recueille les confidences de tous – des gens de passage comme des habitués.

D’elle, personne ne sait grand chose, à part que son mari a mystérieusement disparu il y a vingt ans.

Chapitre après chapitre – comme autant de citations et d’épitaphes – les souvenirs de Violette nous sont dévoilés – à travers une subtile alternance du passé et du présent – et nous prenons connaissance du drame qui a touché sa vie et l’a menée jusqu’à ce cimetière qu’elle ne peut quitter.

Un matin très tôt, un homme frappe à sa porte. Les cheveux en bataille, une allure un peu triste ; il se dit commissaire. Il doit réaliser les dernières volontés de sa mère : répandre ses cendres sur la tombe d’un homme qu’il n’a jamais connu.

Changer l’eau des fleurs est un roman que j’ai dégusté lentement ; c’est une lecture douce et mélancolique. Le texte se déroule à la façon d’une lente mélopée, il suffit de se laisse emporter par les mots et la vie de Violette. Un roman dense qui questionne le deuil, la mort, l’amour, les deuxièmes chances et le passé-douleur qui encombre et plane comme une ombre. Une lecture qui émeut, qui remue, qui secoue, empreinte de douleur mais aussi de douceur et d’espoir. Beauté de ce roman qui m’a saisie par surprise. ❤