Pierre-Antoine Brossaud – Guenon **

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Le Rouergue – 2019 – 200 pages

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Manon est une adolescente très timide et réservée de quinze ans. Traverser la cour de récréation au collège, c’est comme pénétrer sur un terrain miné, c’est l’épreuve de force. Elle regarde ses pieds et fonce. Manon n’a pas d’amis ; elle ne parvient à se lier avec personne. Par contre, elle voue une véritable passion aux Flamby – elle peut en avaler six en une nuit. Quant aux KitKat, elle les engloutit sans cérémonie.

Manon est en surpoids, ce qui fait d’elle une cible idéale pour toutes les moqueries. Les filles, comme les garçons, l’appellent Guenon, grosse truie ; sur son passage on la traite de moche, de grosse. Le harcèlement dont elle est victime est d’une violence inouïe

L’adolescente n’ose en parler à personne. Elle se replie sur elle-même toujours plus et s’interdit tellement de choses. Les cours de sport sont un supplice

Et puis un jour, elle rencontre enfin une belle personne. Amaury, un garçon avec qui elle s’entend bien.

Un roman sur le harcèlement adolescent très cruel, violent, mais hélas tellement réaliste. L’écriture de Pierre-Antoine Brossaud rend compte de toute la violence qui peut exister au collège. Et cette violence, elle est avant tout verbale : les insultes, les souillures indélébiles que laissent certains mots. Certains passages m’ont révoltée, révulsée, ils m’ont donné un nœud à l’estomac. La souffrance de Manon est palpable. Une lecture comme une brûlure, dont la fin m’a prise au dépourvu

Fabrice Caro – Le discours **

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Folio – février 2020 – 224 pages

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Lors d’un dîner en famille, Adrien apprend qu’il doit faire un discours pour le mariage de sa sœur Sophie, alors qu’il a encore du mal à se remettre de sa rupture avec Sonia, qui date du mois dernier. « C’est le plus beau cadeau que tu puisses faire à ta sœur » lui dit son beau-frère… 

Le problème d’Adrien, c’est qu’il n’ose pas dire non. Il n’ose pas, tout court. On peut très bien l’appeler Aurélien pendant deux ans sans qu’il nous corrige. 

Et puis, il faut dire qu’il n’arrive pas à se sortir de la tête son ex, à qui il a envoyé un sms à 17h24, et auquel elle n’a jamais répondu.

Adrien se retrouve pris au piège ; entre le gratin dauphinois et le gâteau au yaourt, il va tenter de sauver sa peau tout en essayant de renouer avec son ex. 

Le temps d’un dîner en famille, nous nous retrouvons plongés dans les pensées de ce quarantenaire à la personnalité un peu farfelue ; Adrien est un anti-héros lâche, peureux, hypocondriaque et superstitieux. 

C’est avec plaisir que j’ai retrouvé le style complètement absurde et cocasse qui m’avait pliée en deux dans Zaï Zaï Zaï Zaï. Certaines scènes m’ont vraiment fait exploser de rire, je me suis surprise à ricaner toute seule, mon livre à la main. Si j’ai passé un savoureux moment de lecture, je ne suis pas certaine que ce roman me reste autant en mémoire que la BD…

Dan O’Brien – Bisons des Grandes Plaines ***

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Au Diable Vauvert – juin 2019 – 233 pages

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Dans cet opus, Dan O’Brien nous raconte le Bison des Grandes Plaines, cet animal majestueux à l’histoire tragique. Cet animal qui connaît mieux que quiconque l’histoire des Grandes Plaines. L’auteur expert de la faune et de la flore américaines, voix par excellence du nature writing, nous livre son histoire et son symbolisme.

« Quiconque est venu dans les Grandes Plaines, a passé des heures seul avec un troupeau de bisons et a regardé dans leurs yeux sombres, témoins d’un autre monde, en a été changé à jamais. Oublier ces yeux est impossible. Nul autre puits de sagesse n’est aussi profond. »

Dan vit avec son épouse au bord de la rivière Cheyenne. Leurs terres sont entourées par les prairies nationales de Buffalo Gap, et situées en bordure du parc national des Badlands et de la réserve indienne de Pine Ridge. Il s’occupe de la Wild Idea Buffalo Compagny, l’élevage extensif de bisons qu’il a créé en 1997.

Un récit passionnant sur les bisons, les Grandes Plaines et les Amérindiens – les trois sont liés. Quand progrès rime avec destruction des écosystèmes. Un livre militant, écologiquement engagé, à découvrir absolument.

« C’est l’un des paysages les plus exploités et les moins protégés du monde. Les historiens détiennent une partie de son histoire, les scientifiques, les colons et les Indiens en détiennent eux aussi une partie, mais seuls les bisons connaissent toute l’histoire. »

Pauline Clavière – Laissez-nous la nuit ***

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Grasset – janvier 2020 – 624 pages

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Maxime Nedelec, la cinquantaine passée, divorcé, vient d’être arrêté. À force de micmacs avec sa société, refusant jusqu’au bout de mettre la clé sous la porte, il franchit la frontière de l’illégalité. Des documents falsifiés et une amende impayée – ou plutôt dont le paiement ne parviendra jamais aux caisses du Trésor Public… Son imprimerie, héritée de son père fait faillite et se retrouve en liquidation financière. Les flics l’attendent devant chez lui et l’embarquent, sans ménagement. Il n’a même pas la possibilité d’appeler Mélo, sa fille. Ni de dire au revoir à Beckett, son chien.

Max se retrouve en prison. Au trou. Il a du mal à s’y faire. Ce lieu d’une laideur et d’une grisaille à couper le souffle. Lugubre. Sans soleil. Ces longs couloirs monotones comme autant de boyaux sans fins. Qui l’avalent et le digèrent. Ces portes qui parlent et se taisent.

En prison, il va faire des rencontres. Et découvrir tout un monde parallèle… Si beaucoup de monstres s’y terrent, de belles et improbables rencontres l’attendent malgré tout. Ilan alias Bambi, son compagnon de cellule, qui ne doit pas avoir plus de 18 ans et qui a fui l’horreur de la Syrie pour se retrouver derrière des barreaux et harcelé par des bourreaux. Sarko, ce grand black aux mains gigantesques qui terrorise tout le monde sans dire un mot. Marcos, la montagne de chair avec qui il partage sa cellule, qui peut se mettre dans des rages incroyables et gober drogues et psychotropes à outrance, mais qui a un coeur grand comme ça, et se révèle attachant. La Bête à trois têtes, trois voyous qui fusionnent avec les trafics et que personne n’ose approcher. Et de belles âmes comme celle de Françoise Rosier, la médecin dont tous les hommes sont fous ; celle de Joël, le surveillant attachant.

Sous la plume empathique et incisive de Pauline Clavière, c’est toute une galerie de personnages étonnants qui prennent vie. La jeune écrivaine a le don de brosser un portrait psychologique, une personnalité ; en quelques lignes on est embarqués. La prison apparaît comme une fourmilière, le point de convergence de plusieurs destinées, entre matons et codétenus ; on la perçoit très vite comme un personnage à part entière du roman.

La narration est singulière ; elle se trouve jalonnée par de nombreux extraits du règlement intérieur de la prison qui font froid dans le dos. Les pensées de Maxime, en italique, se démarquent du reste du texte. Pas de guillemets pour les dialogues. Des paragraphes aérés. Quelques longueurs, mais un style fluide, qui se lit bien, à la fois tendre et ironique.

Un premier roman dense, intelligent et malicieux qui nous offre une immersion vertigineuse dans l’univers carcéral. 4 chapitres comme 4 saisons. 4 saisons en enfer.

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« Elle est vivante, elle se déplace. Elle est comme un monstre qui rampe. »

Nikki Gemmell – La Mariée mise à nu ***

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Le Livre de Poche – 2008 – 384 pages

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Une femme disparaît et c’est un membre de sa famille qui tombe sur son journal intime, le manuscrit sur lequel la jeune femme travaillait avant de mourir. Ces écrits, on a failli les effacer. Et puis finalement, on se ravise.

Dans ce journal, la jeune femme trentenaire raconte son mariage au quotidien, avec Cole. A travers 138 leçons/chapitres, elle y révèle le moindre de ses fantasmes et ses frustrations ; elle y analyse l’amour et le désir sous toutes leurs coutures, faisant voler en éclats son image d’épouse parfaitement heureuse, irréprochable.

Un journal écrit à la deuxième personne du pluriel – un « vous » qui cherche forcément à nous interpeller, à nous déranger et qui nous oblige à nous mettre à sa place, à se projeter en elle. Sans aucune censure, c’est l’intimité d’une femme, ses pensées les plus secrètes qui nous sont dévoilées – elle se met à nu. L’écriture est pour elle comme un miroir dans lequel elle se regarde, sans fard, sans artifice. « Personne n’a la moindre idée de ce qui bouillonne en vous, une vie secrète. »

Pour reprendre les mots de Vita Sackville-West, cette femme est comme un iceberg ; son mari et ses amis n’ont accès qu’à la partie émergée, ils n’ont pas la moindre idée de l’immensité qui se trouve immergée sous l’eau.

Un roman troublant et dérangeant, éminemment intelligent.

Une vraie claque.

Élise Fontenaille – Alcatraz Indian Land ****

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Oskar Jeunesse – 2018 – 80 pages

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Un matin, Marylin alias Little bird, reçoit une lettre de la mairie de San Francisco, lui soumettant une bien intrigante demande… Venir réaliser à nouveau les graffitis qu’elle a réalisés à la fin des années 60 sur le château d’eau de l’île d’Alcatraz.

Cette lettre plonge la vieille femme dans ses souvenirs. Elle se retrouve en 1969. Elle a seize ans. Le charismatique Richard Oakes vient la sortir de sa réserve et l’emmène à San Francisco. Elle se souvient de Richard, Yvonne, No Name… L’exaltation de cette époque l’envahit, sa fougue, leurs espoirs et leur sentiment de liberté… Le récit de Marylin prend la forme d’une lettre à sa petite-fille Eden, qui a l’âge qu’elle avait en 1969 ; elle lui raconte ce qu’elle a vécu sur l’île.

À la fin des années 60, un groupe de jeunes activistes amérindiens, mené par Richard Oakes, rêve de transformer Alcatraz, la célèbre prison abandonnée depuis quelques années, en un territoire indien – un Indian Land – et d’y créer une université pour toutes les tribus indiennes. Ils choisissent la date symbolique de Thanksgiving pour envahir l’île. Une centaine d’étudiants amérindiens se retrouvent ainsi sur l’île et célèbrent un Unthanksgiving.

Dévoré en une soirée, ce récit très court (peut-être un peu trop) m’a fascinée et emportée. Un roman fulgurant et émouvant ; on y ressent toute la fougue de cette époque et l’espoir qui anime cette jeunesse amérindienne. Un combat qui mènera à la naissance de l’Indian Pride.

Camille Jourdy – Les Vermeilles ****

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Actes Sud BD – octobre 2019 – 158 pages

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La petite Jo prend la poudre d’escampette, elle fugue et s’enfonce dans la forêt pour échapper à une belle-mère peu aimable, deux belles sœurs moqueuses et un père qui râle tout le temps après elle. En marchant elle tombe sur deux lutins à cheval et décide de les suivre à travers un tunnel enténébré, à ses risques et périls…

La tunnel débouche sur une partie de la forêt qu’elle ne soupçonnait pas. Jo y découvre de drôles d’êtres… Comme ce crocodile en blouson de cuir, cet homme avec un seul œil au milieu du visage, ce renard chef de bande un peu bougon qui s’appelle Maurice ou encore Nouk, un être mi-enfant mi-chat dont l’empereur a enlevé la maman et avec qui Jo va se lier d’amitié. Et ce petit chien – un bichon – blanc qui ne sort jamais sans ses bottes colorées, il en a tout un placard. Et les vermeilles… qui adorent les bonbons.

« Dans ce paysage où les rêves vagabondent au gré du vent », ils s’apprêtent à se déguiser pour infiltrer la soirée d’anniversaire de l’Empereur – un gros matou lunatique et tyrannique qui fait enfermer tous ceux qui le contredisent – afin de délivrer leurs amis.

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Ce roman graphique est un concentré de mignonnerie, d’humour et de douceur. Les personnages sont craquants et farfelus. Les Vermeilles est un remake d’Alice au Pays des Merveilles absolument délicieux où l’imagination est reine.

Avec leurs tons pastels, les aquarelles oniriques de Camille Jourdy m’ont ravie ! Les dessins, minimalistes, sont très expressifs et drôles. J’en suis tombée amoureuses… et que dire des dialogues, savoureux à souhait.

Bref, vous l’aurez compris, c’est j’ai eu un gros coup de coeur pour ce roman graphique absolument sublime !

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Frédéric Beigbeder – 🤣 ***

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Grasset – janvier 2020 – 320 pages

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« Après avoir donné aux consommateurs l’envie d’acheter des choses dont ils n’avaient pas besoin, puis fait désirer aux hétéros des femmes qui n’existaient pas, je devais à présent provoquer l’hilarité des automobilistes pour leur faire oublier la désintégration du modèle social français. »

Octave Parango, c’est le double littéraire de Beigbeder, c’est ce personnage que nous suivons depuis 99 francs. Dans les années 90, il a travaillé dans la publicité ; dans les années 2000, il était dans le milieu de la mode ; aujourd’hui, à 50 ans, il est l’humoriste le plus drôle de France et il passe à la radio chaque jeudi à 8h55, sur France Publique, la plus grande radio nationale de service public.

Mais ce jeudi matin, à 8h58, la vie d’Octave Parango vient de faire faillite. En l’espace de 3 minutes, il se fait virer en direct, devant la France entière, pour avoir osé se pointer sans son texte. Il a voulu jouer le jeu de l’improvisation, et il a perdu : « un gros plantage et tu dégages. »

Ce dernier opus de la trilogie de Beigbeder sur les aliénations s’ouvre sur l’éviction d’Octave en direct à l’antenne ; les chapitres qui suivent nous permettent de remonter le temps et nous révèlent les quelques heures qui ont précédé ce suicide professionnel – la soirée d’Octave dans les rues du 8ème arrondissement, en pleine révolte des gilets fluos.

Une narration sous kétamine, passant du Je au Il et du Il au Je, au fil des chapitres et des heures qui défilent. Octave se souvient de sa jeunesse, des années 80, l’âge d’or du Caca’s Club… et cherche, en vain, l’inspiration pour son intervention du lendemain. Il en profite aussi pour faire un constat désabusé et corrosif de notre société actuelle.

Un livre au ton mordant et cynique, mélange de culture littéraire et de provocation. Dans ce monde où les bouffons, les acteurs de télé-réalité et autres comiques peuvent devenir président, premier ministre ou gouverneur, le rire devient synonyme de danger. Le nouveau roman de Beigbeder, au titre délibérément provocateur, se révèle être une satire efficace et déjantée des dérives de notre société du divertissement où le rire et la violence sont intimement liés.

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« Pour mieux se figurer ce qu’est l’humanité dans les années 2020, il faut fermer les yeux et imaginer une foule de huit milliards de personnes mortes de rire. Littéralement décédées, entassées par terre, se gondolant. MDR. LOL. PTDR. Mouahahahaha. »

« Ma vie est un one-man-show dans un vieux cabaret qui va bientôt être transformé en magasin de coques pour smartphones. »

 

Vanessa Springora – Le Consentement ***

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Grasset – janvier 2020 – 216 pages

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« Un père aux abonnés absents qui a laissé dans mon existence un vide insondable. Un goût prononcé pour la lecture. Une certaine précocité sexuelle. Et, surtout, un immense besoin d’être regardée. Toutes les conditions sont maintenant réunies. »

A l’âge de quatorze ans, Vanessa Springora tombe sous le charme d’un célèbre écrivain quinquagénaire. C’est lors d’un dîner mondain réunissant des personnalités du monde littéraire qu’elle le rencontre. Des yeux bleus glacier, un âge indéterminé, une prestance incroyable. Elle est magnétisée. Plus tard, G.M. il lui envoie des lettres. Puis se met à la suivre dans la rue, provoquant une rencontre. Suivie de rendez-vous. L’adolescente se laisse séduire par cet homme qui pourrait être son père et se retrouve très vite sous son emprise.

Vanessa Springora a aujourd’hui quarante-sept ans, et par l’écriture elle cherche à comprendre comment une telle relation a pu naître et perdurer quasiment deux ans. Comment dans les années 70, il paraissait normal qu’un homme de cinquante ans sorte avec une adolescente et n’en soit jamais inquiété le moins du monde. Comment sa mère a pu cautionner cette relation. Certaines scènes sont aberrantes.

L’écriture pour exorciser son passé, pour tourner enfin la page de ses quatorze ans.

Elle remonte le fil de son enfance ; abandonnée à l’âge de huit ans par son père, elle entretien une relation fusionnelle avec sa mère, éditrice. Elle noie son chagrin dans la lecture, dévore les livres. Son besoin d’être écoutée, regardée grandit en même temps que sa solitude s’aiguise.

Je suis restée abasourdie devant la liste des signataires de ces pétitions pour la dépénalisation des relations sexuelles entre adultes et mineurs dans les années 70. Choquée qu’il faille attendre 2020 pour qu’enfin on se demande si Gabriel Matzneff ne devrait pas répondre de ses actes

La description de cet homme fait d’ailleurs froid dans le dos. Vanessa Springora nous livre un portrait de prédateur sexuel et de pervers narcissique glaçant, qui donne la nausée – un homme charismatique qui manipule le verbe à la perfection, stratège et calculateur. « Toute son intelligence est tournée vers la satisfaction de ses désirs et leur transposition dans un de ses livres. »

Le Consentement est un récit d’une lucidité et d’une maîtrise incroyables, porté par une écriture magnifique, qui m’a laissée hagarde et révoltée.

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« La folie me guette lorsque, pendant les rares moments que je passe encore en classe, je me compare à mes camarades qui rentreront sagement écouter leurs disques de Daho ou de Depeche Mode en mangeant un bol de céréales tandis qu’à la même heure je continuerai à satisfaire le désir sexuel d’un monsieur plus âgé que mon père, parce que la peur de l’abandon surpasse chez moi la raison, et que je me suis entêtée à croire que cette anormalité faisait de moi quelqu’un d’intéressant. »

Je lis donc je suis… [2019]

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(Photo prise en juillet dernier, au Grand Canyon)

Se dévoiler grâce aux lectures de l’année passée, je ne déroge jamais à ce petit rituel chaque année en janvier depuis la création de mon blog. ❤

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Décris-toi : Sauvage

Comment te sens-tu ? En émois

Décris où tu vis actuellement : Neptune Avenue

Si tu pouvais aller où tu veux, où irais-tu ? Los Angeles

Ton moyen de transport préféré : Surf

Ton/ta meilleur(e) ami(e) : La fille d’avril

Toi et tes amis vous êtes : Les Altruistes

Comment est le temps ? La Chaleur

Quel est ton moment préféré de la journée ? Quand le ciel pleut d’indifférence

Qu’est la vie pour toi ? Un été dans l’Ouest

Ta peur ? L’arrêt du coeur

Quel est le conseil que tu as à donner ? On ne peut pas tenir la mer entre ses mains

La pensée du jour : Home Sweet Home

Comment aimerais-tu mourir ? Sans un mot

Les conditions actuelles de ton âme ? Je l’aime 

Ton rêve ? La vérité sur le mensonge

 

Lectures 2018

Lectures 2017

Lectures 2016

Lectures 2015