Jim Harrison – Un bon jour pour mourir **

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Editions 10-18 – 2003 – 224 pages

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Quasiment 20 jours sans chroniques… et pour cause, je suis depuis le 8 juillet en plein road trip dans l’Ouest américain! Pas beaucoup le temps de lire, et donc pas le temps de chroniquer. Vous pouvez suivre mon voyage sur Insta. Mais je profite malgré tout d’une insomnie pour vous parler de ce roman de Jim Harrison, lu avant mon départ. Et ça tombe bien car dans quelques heures, nous serons au Grand Canyon.

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De Key West au Grand Canyon, ce court roman de Jim Harrison nous offre un petit road trip dans l’Amérique des années 60 avec trois compagnons de route assez spéciaux…

Le narrateur – il restera anonyme, caché derrière le Je – est un trentenaire amateur de pêche, un peu paumé, coureur de jupons. Il se réveille trop souvent sans aucun souvenir de la veille, sans connaître le nom de la femme qui se trouve dans son lit… Alcoolique mélancolique et camé plus que de raison.

C’est dans un bar que tout commence ; il fait la connaissance de Tim, un drôle de type qui a combattu avec les marines au Vietnam. Après une partie de billard, ils décident de prendre la route vers le Grand Canyon pour faire sauter le barrage qui serait en train d’y être construit… Sans vérifier l’information, ils entament leur road trip en embarquant Sylvia, la petite amie de Tim. Une jeune femme amoureuse et torturée, aux longues jambes, de qui le narrateur tombe forcément amoureux et pour qui il se meurt de désir du début à la fin du voyage.

Un récit déjanté et tragique, entre drogue, alcool, dynamite et amours contrariées. On pense forcément à Kerouac et aux beatniks. Pas mon préféré de l’auteur mais très plaisant à lire malgré tout.