Annie Dillard – L’amour des Maytree ****

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Éditeur : Christian Bourgois – Date de parution : avril 2017 – 277 pages

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Après la Seconde Guerre mondiale, Toby Maytree – charpentier et poète trentenaire – est de retour dans sa ville natale de Provincetown, balayée par les vents. Il tombe amoureux de Lou, une jeune femme de vingt-trois ans, dont la ressemblance avec Ingrid Bergman est frappante ; Lou parle peu, elle semble économiser ses mots. Quant à Maytree, il passe son temps à méditer et s’interroger sur l’amour, griffonnant ses réflexions dans de petits carnets rouges. De leur amour naît Ti’Pol, leur seul enfant. Ils lui transmettent leur soif d’apprendre.

Leur quotidien est rythmé par les saisons et les marées. Ensemble ils apprennent le langage des étoiles, observent la voûte céleste, déambulent sur la plage, gravissent les dunes de sable sous un ciel toujours changeant. Ils se lient avec Deary, une femme énigmatique qui a choisi une vie de bohème, Cornelius leur fidèle ami, Reevadare, une vieille femme à la mondanité farfelue.

Annie Dillard nous livre l’histoire de leur amour, leur mariage et leurs désillusions dans une langue poétique et ciselée qui m’a conquise. Si j’ai eu quelques difficultés à entrer dans le roman au début, elles ont vite été balayées par le charme qui se dégage de cette histoire qui aurait pu être banale.

On découvre un style imagé et poétique, entre citations littéraires, descriptions de la nature et réflexions sur l’amour et la nature humaine… Ce roman nous invite également à méditer et à nous questionner sur le passage du temps, la vieillesse, ce qu’il reste des souvenirs et de la mémoire.

❤  Un coup de cœur inattendu… L’amour des Maytree est un roman exaltant, qui fourmille d’intelligence et de beauté. Un de ces livres enrichissants, que l’on a envie de relire.

Un grand merci aux éditions Christian Bourgois !

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« Après leur mariage, elle appris à ressentir leurs deux peaux comme n’en faisant qu’une seule, à double face. »

« Pourquoi reste-t-on amoureux ? L’amour en tant que sentiment est si crucial pour notre espèce qu’il en est excessif, comme les douleurs de l’enfantement. »

« Parfois, le jour ou la nuit,  il les écoutait respirer, elle et lui, vieux comme les océans – pleins d’expérience. Ils s’étreignaient et regardaient, chacun par-dessus l’épaule de l’autre, le naufrage qu’était le monde, en tenant à distance tout ce qui était en ruine ou défeuillé. Ou alors, ils le berçaient, ce monde, entre eux deux, comme un enfant mortellement malade – avec amour, mais sans lui dire tout ce qu’ils savaient. »

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