Bilan de février

mayalucky

@Mayalucky

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Le mois de mars nous ouvre déjà les bras… Il est l’heure de récapituler les découvertes littéraires de février, un mois de lecture assez riche, grâce au congé maternité et à l’attente du bout de chou, qui se fait désirer. (Le mois de mars risque d’être un peu plus light.)

Ce mois-ci, j’ai pu lire – dévorer – 14 romans, 7 BD, un recueil de poèmes & un essai.

Dans les romans, de belles trouvailles, grâce aux partenariats avec les éditeurs, et grâce à mes découvertes hasardeuses en bibliothèque – merci la sérendipité ❤

En consultant mon carnet de lecture, je me rends compte que ce mois de février était l’occasion d’un joli petit tour du monde littéraire ! Au programme : de la littérature américaine, indienne, canadienne, irlandaise, argentine, finlandaise, mais aussi française. Parmi cette belle moisson, voici une petite sélection de ceux que je garderai en mémoire.

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Trois romans qui m’ont marquée…

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Deux BD coup de ❤

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Et pour finir, un essai, un essentiel, à mettre entre toutes les mains – ma chronique, très bientôt !

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Et vous, quels ont été vos coup de cœur en février ?

Quelle à été votre nourriture littéraire ?

David Vann – Aquarium ***

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Éditeur : Gallmeister – Date de parution : 2016 – 270 pages

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Caitlin vit avec sa mère à Seattle, seules toutes les deux dans une pièce qui fait office d’appartement. Tous les jours après l’école, elle attend à l’aquarium que sa mère vienne la chercher. Elle aime observer les poissons, les identifier, en apprendre plus sur eux. « Ils étaient les émissaires d’un univers plus vaste. Ils représentaient les possibles, une sorte de promesse. » L’aquarium est un sanctuaire où Caitlin se sent bien. Un après-midi, elle y fait la rencontre d’un vieil homme avec qui elle se lie d’amitié. Chaque jour, ils discutent des poissons, de leur vie, leurs particularités. Le texte est agrémenté de dessins représentant tous ces poissons, tous plus étranges les uns que les autres, parmi lesquels on trouve le poisson-fantôme, ce poisson qui ressemble à « une feuille d’arbre qui donne naissance à des étoiles ».

Le jour où Caitlin parle à sa mère de son amitié avec le vieil homme, parce que ce dernier souhaite la rencontrer, son petit monde semble s’écrouler…

Caitlin est une enfant de douze ans à l’esprit vif, intelligente, qui se pose beaucoup de questions sans avoir les réponses. Elle est très perméable au monde qui l’entoure et elle aime le transformer en aquarium géant, filant la métaphore marine au fil du récit et des émotions qu’elle ressent, de ses impressions sur la vie, le passé de sa mère.

Très vite, nous sentons le drame pointer le bout de son nez et ramper au fil des pages. C’est une lecture qui devient vite cruelle et éprouvante… Même en connaissant l’univers de David Vann – chez qui on a rarement affaire à des familles apaisées – je ne m’attendais pas à cette violence ; certains passages sont de vrais brise-cœur.

Une lecture dont je suis ressortie le cœur lourd, malgré le dénouement. L’auteur nous offre un contraste entre l’insouciance enfantine de Caitlin et la douleur amère de la mère, à travers ce récit violent, où le passé est un démon sans cesse miroitant. Encore une fois, David Vann fait fort, même si ce roman demeure moins traumatisant que certains de ses précédents – je pense notamment à Impurs.

Un grand merci aux éditions Gallmeister pour cette lecture.

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« La planète entière, un océan. J’aimais imaginer cela. Quand je m’endormais chaque soir, je m’imaginais au fond, à des milliers de lieux de profondeur, le poids de toute cette eau, mais je glissais au-dessus du sable, à la manière d’une raie manta, planant sans bruit et sans poids sur les plaines infinies… »

« Nous sommes nous-mêmes soumis à une évolution, chacun d’entre nous, progressant d’une certaine vision du monde à une autre, chaque âge oubliant le précédent, chaque esprit passé effacé. Nous ne voyons plus du tout le même monde. »

« Comment recolle-t-on les morceaux d’une famille, et comment pardonne-t-on ? »