Challenge BD & mangas

Sur le blog, on commence l’année du bon pied, en participant à un nouveau challenge, proposé par Celine72, du blog Mon Univers des Livres ! En établissant le bilan de mes lectures, je me suis en effet rendue compte que je ne lisais pas assez de BD… et de mangas. J’aimerais en lire davantage, au moins deux par mois. Ce challenge tombe à point nommé, c’est un excellent moyen de se motiver et de plonger plus en avant dans l’univers des bulles, où de belles découvertes sont à faire.

challenge-bd-et-mangas

Le challenge se déroule du 1er janvier 2017 au 1er janvier 2018.

Avis à tous ceux qui souhaitent se joindre à nous…! Vous êtes les bienvenus.

***

Mes lectures prévues :

Terminer la série Rosalie Blum, avec la lecture du tome 3

rosalie-blum-de-camille-jourdy-chez-actes-sud-bd-couvertures

*

L’adaptation BD de la saga des Quatre sœurs, de Malika Ferdjoukh :

118569_c

*

En ce qui concerne les mangas, j’ai déniché celui-ci à la bibli :

hanashippanashi_tome_1

Hanashippanashi, de Daisuké Igarashi. Un univers entre réel et imaginaire, qui semble avoir quelques résonances avec celui de Hayao Miyazaki.

Soffía Bjarnadóttir – J’ai toujours ton cœur avec moi ****

j-ai-toujours-ton-cur-avec-moi-672x1024

Éditeur : Zulma – Date de parution : janvier 2016 – 141 pages

*

« Abreuve-toi de tes rêves. »

Hildur vient d’apprendre la mort de sa mère, Siggy, une femme aussi mélancolique qu’elle, passant de la joie à l’abattement soudain, tel un phénix renaissant de ses cendres à chaque fois. A cette annonce, Hildur quitte la Finlande pour la petite île de Flatey – le royaume des oiseaux, des contes et de la simplicité – où doivent se dérouler la veillée funèbre et l’enterrement. Hildur se retrouve démunie, sans la femme qui l’a mise au monde, celle qui représente tous ses points cardinaux, cette mère qui avait pour habitude de raconter beaucoup d’histoires farfelues, dont on ne savait démêler le vrai du faux… Il ne lui reste qu’une lettre d’adieu et la clé d’une petite maison jaune.

Une foule de souvenirs lui reviennent et l’assaillent, se multipliant comme des morts-vivants. Des souvenirs de l’hiver des lombrics, de sa grand-mère Laretta, du mystérieux et sensible Kafka. Sur l’île elle croisera un homme énigmatique aux yeux vairons, qui semble veiller sur elle de loin, à la façon d’un ange gardien…

Dès les premiers mots, j’ai aimé ce roman, son ton, empreint d’une grande douceur surnaturelle et poétique. On se laisse bercer par la mélodie des mots qui agissent comme un sortilège, dans une langue métaphorique, nourrie de références littéraires disséminées au fil de la narration. On est transporté loin, très loin.

La voix d’Hildur nous conte cette relation mère-fille à la fois fascinante et complexe, la vie de cette mère dont la folie l’effrayait parfois. On a l’impression parfois que mère et fille se fondent l’une dans l’autre, se confondent. Entre vie et mort, rêves et réalité, souvenirs et présent, l’esprit de la jeune femme s’égare. Un roman profondément mélancolique, qui reste optimiste. 

Une pépite, indispensable  ❤

***

« La femme qui m’avait élevée, seule et à son étrange manière, n’était plus. Elle était pourtant toujours là, quelque part, à l’arrière plan, comme les montagnes et l’océan. Mais les montagnes aussi peuvent mourir, je le compris à cet instant. Au-dessus du désert blanc autour de moi planait le même silence qui m’avait suivie depuis ma plus tendre enfance. Un silence pesant qui s’insinue dans la chair. L’environnement tout entier était imprégné d’une tristesse palpable. L’atmosphère, la neige, l’hiver, la cigarette, la fumée, le langage. »

« Maman dansait comme une folle dans le salon, vêtue d’une robe orange. Ses cheveux roux vacillaient telles les flammes crépitante d’un feu de joie. Elle riait et riait et ne mangeait que des oranges à chaque repas, jour après jour. Depuis toute petite, j’avais peur de maman, et ma langue me piquait à cause de toutes ces oranges. »

Stéphanie Pélerin – (Presque) jeune (presque) jolie (de nouveau) célibataire *

9782863743652-001-x_0

Editeur : Mazarine – Date de parution : juin 2016 – 197 pages

*

Ivana a la trentaine, elle est professeur de lettres dans un lycée parisien. Après huit ans de vie commune avec Baptiste, ce dernier la largue comme une vieille chaussette un dimanche matin. Que va-t-elle bien pouvoir devenir ? Ce n’est pas qu’elle était encore fou de lui, mais à trente ans, avec quelques kilos en trop, on devient vite périmé dans cette société de consommation tyrannique… Sa meilleure amie lui conseille aussitôt de s’inscrire sur un site de rencontre. Ivana va donc se prendre en main et se mettre à la recherche de l’amour, enchaînant les rencards, à ses risques et périls.

Entre désespoirs du  dimanche soir, copies à corriger et réunions Weight Watcher, j’ai trouvé ce roman bien insipide. Il faut dire que je ne suis à l’origine pas friande de ce genre de littérature, je n’en lis jamais. Mais lorsque j’ai vu ce roman dans une vente de charité, je n’ai pas résisté, attirée par les billets tentateurs de la blogosphère – l’auteure est d’ailleurs blogueuse – et par l’envie de légèreté.

L’intrigue ne m’a pas satisfaite, j’ai eu beau m’accrocher, je ne suis tombée que sur une série de clichés, assortis de dialogues attendus. Je ne vais pas le cacher, je me suis mise alors à pratiquer la lecture en diagonale. Malgré tout, j’ai apprécié le ton pêchu et énergique de la narratrice, et la bonne dose d’humour qui est diffusée du début à la fin. Les dernières pages ont même réussi à m’arracher quelques sourires.

***

« Les gens ne se rencontraient plus, ils se consommaient. A une époque où cela semblait facile, les gens ne se trouvaient plus et crevaient de solitude. Plus on croyait communiquer, plus on échouait. »