Laurent Queyssi – Allison **

allison

Éditeur : Les Moutons électriques – Date de parution : avril 2016 – 160 pages

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1993. C’est l’année du bac pour Allison, une lycéenne qui vit avec sa mère dans une petite ville morne, sans attraits. Elle passe son temps à écouter de la musique sur son baladeur – My Bloody Valentine, The Pixies, Nirvana, P.J. Harvey, Joy Division, The Cure… – en marchant dans la rue, dans la cour de récréation, dans son lit… Depuis plusieurs semaines, un étrange phénomène se passe : lorsqu’elle écoute de la musique, Allison lévite, elle décolle littéralement, ses pieds ne touchant plus le sol. L’adolescente s’inquiète : est-elle malade ? Pourquoi est-elle transportée à ce point par la musique ? Elle va chercher à en savoir plus, enquêter sur ce phénomène, et par la même occasion, elle en apprendra plus sur le père qu’elle n’a pas connu. En flânant dans une librairie, elle tombe sur un roman qui lui parle immédiatement : Avril me reste étranger, de Gregory Clarkson. C’est l’histoire d’un homme qui se met à léviter en écoutant de la musique, tout comme elle…

Un roman original, truffé de références musicales et littéraires, qui se lit avec plaisir. Cependant, le ton du récit est  curieux pour un roman jeunesse et le langage d’Allison m’a parfois dérangé. En fait, on n’a pas l’impression que c’est une adolescente qui parle : elle semble être déjà tout connaître de la vie, employant un ton franchement désabusé, cynique et parfois cru, qui ne colle pas du tout au personnage. J’ai donc vraiment eu du mal à croire que ces paroles et ces pensées sortaient de la tête d’une adolescente de dix-sept ans.

Un roman qui figurait dans la sélection jeunesse de ma bibliothèque mais qui, je trouve, serait plutôt un roman pour jeunes adultes – même si la frontière entre adolescents et jeunes adultes peut être mince. Une lecture qui reste agréable mais que je ne mettrais pas sur les étagères de mon CDI, que ce soit en collège ou en lycée.

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