René Barjavel – La Nuit des temps ***

barjavel

 

Éditeur : Pocket – Date de parution : 1971 – 380 pages

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Je vous présente aujourd’hui ma 3ème lecture pour le challenge des 100 livres! Un peu de science-fiction, et un classique du genre… ça doit bien faire quelques années que La Nuit des temps m’attendait dans la bibliothèque familiale…

Au pôle Sud, terre glacière inhospitalière, les membres d’une expédition française de scientifiques font une découverte incroyable alors qu’ils sondent le relief sous-glaciaire : un émetteur sous la glace lance un signal. Les scientifiques se mettent alors à creuser la glace, ils s’enfoncent dans la glace et même jusque sous terre. Tous les relevés sont formels, ce qui se trouve si profondément enfoui remonterait à plus de 900 000 ans ! Ils ne savent pas qu’ils s’apprêtent à faire la plus fabuleuse découverte, qui va révolutionner leur façon de penser l’histoire humaine.

Autant le dire tout de suite : je ne lis quasiment pas de science-fiction, ce n’est pas un genre qui va m’attirer de prime abord (à tort sans doute… Si vous avez des livres à me recommander, je suis preneuse!). Je n’étais donc pas plus emballée que ça en commençant ma lecture. Dans les premières pages, l’action se met en place, la découverte est en cours… J’avais hâte de savoir ce qu’ils allaient trouver… et je trouvais le temps bien long. J’ai fini par plonger dans cette histoire singulière et hors du tempsvoyageant entre passé et présent au fil des chapitres. Si l’écriture ne m’a pas transie, l’histoire d’amour hors norme m’a touchée et émue. C’est une belle lecture qui m’a agréablement surprise.

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« Il y eu dans le monde entier un instant de stupeur et de silence. Même les vieillards et les enfants se turent. »

« Ils montaient dans la nuit et la paix, vers le ciel étoilé, ils oubliaient la Terre et ses horreurs absurdes. Ils étaient ensemble, ils étaient bien, chaque instant de bonheur était une éternité. (…) Ils n’étaient plus deux êtres qui croient se connaître et se trompent, mais un seul être sans trace d’ombre, solidaire et solide en face du monde. »

« Quand il la quitterait, ce serait pour toujours. Il n’y avait plus de lendemain. Rien ne recommencerait. Il faillit se laisser emporter par le désespoir et se mettre à hurler contre l’absurde, l’atroce, l’insupportable séparation. La pensée de sa mort proche l’apaisa. »

Livre lu dans le cadre du Challenge des 100 livres !

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