Pépites dénichées dans une braderie…

Petits moments de bonheurs simples en ce samedi frileux de la fin novembre : dénicher quelques bouquins à petits prix en fouinant dans une braderie du quartier! De quoi réchauffer le cœur et mettre de bonne humeur 😀 Ce qui n’est pas évident en ce moment… Je viens de perdre ma voix – aphonie totale – et lundi à midi j’ai ma première inspection au collège… Y’a plus qu’à prier pour que je retrouve ma voix d’ici là !!

 

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  • Les humeurs insolubles, de Paolo Giordano

Présentation de l’éditeur : « Pendant des années ils se sont abandonnés à ses soins, à la sécurité qu’elle leur transmettait : madame A., la servante au grand cœur, a élevé avec amour le petit Emanuele et materné ses parents, faisant face à toutes leurs incertitudes. Aussi, quand elle s’éloigne discrètement pour affronter seule la maladie, le monde semble s’écrouler. Nora et le narrateur s’aiment, mais cela ne suffit pas; ils se sentent soudain démunis, ne savent comment s’y prendre, et les humeurs de chacun prennent le dessus. Contrairement à ce qu’ils pensaient, les fluides qui coulent en eux ne peuvent se mélanger. Mais, avant de les quitter définitivement, madame A. saura leur insuffler le courage de prendre en main leur vie. Dans ce roman d’apprentissage familial, intimiste, habité, une histoire de deuil se mue en histoire d’amour. »

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  • Petits moments de bonheur volés, de Francesco Piccolo

Présentation de l’éditeur : « Errer de nuit dans les rues désertées de Rome en plein mois d’août. Monter dans le train et espérer trouver quelqu’un à sa place pour l’en chasser avec délectation. Rester sagement assis, pendant que tous les invités se ruent sur le buffet, parce qu’un ami est allé nous chercher à manger…
À mi-chemin entre Je me souviens de Perec et La Première Gorgée de bière de Philippe Delerm – mais avec cette petite touche de fantaisie si italienne –, Francesco Piccolo met à nu les plaisirs les plus inavouables, les petits vices et les faiblesses avec lesquels nous avons tous composé un jour… »

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  • La petite barbare, de Astrid Manfredi

Présentation de l’éditeur : « Moi, monsieur, je suis pleine du bruit assourdissant de vivre. » De la vénalité apprise dès l’enfance à l’incarcération pour complicité de meurtre, une fille de vingt ans jette à la face du monde le récit d’un chaos intérieur et social. Comment devenir une autre ? Est-ce possible ? Le roman brut et stupéfiant d’un monstre de beauté animé par la rage de vivre…

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Deux romans italiens qui m’avaient fait de l’œil en librairie et un premier roman dont j’ai beaucoup entendu parler sur la blogosphère 🙂

Nathalie Papin – Le pays de Rien ***

le pays de rien

 

Éditeur : L’Ecole des loisirs – Date de parution : 2012 – 48 pages

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Le pays de Rien est dirigé par un roi qui mène d’étranges guerres. En effet, depuis qu’il est au pouvoir, il a décidé que le rien devait tout surpasser : les cris et les soupirs sont mis en cage pour l’éternité. Les couleurs sont contenues dans un immense lac qui ne doit jamais déborder. Le roi veille à ce qu’il n’y ait tout simplement rien autour de lui aucune vie, aucun débordement n’est toléré. Tout le monde a fini par déserter ce pays ou par en être chassé.

Un jour, en laissant échapper un de ses cris, la fille du roi ouvre une brèche dans le pays du Rien, par laquelle un garçon qui siffle se faufile…

« J’ai rencontré un garçon près des cages à cris. Il m’a montré l’autre côté de notre pays. J’ai vu des enfants tout gris qui traînaient des sacs plus gros qu’eux… Ils cherchent un endroit pour poser leurs rêves… Au pays de Rien, ce serait très bien. »

De l’autre côté de ce curieux pays immobile, il y a des enfants errants qui cherchent un endroit pour poser leurs rêves.

Une très jolie pièce, poétique et pleine de charme mettant en scène la liberté opprimée et nous invitant à céder à l’imagination, la création. Une parabole riche en interprétations, libre d’ailleurs d’être interprétée selon la sensibilité de chacun. Je pense que chacun y trouvera de quoi se nourrir : c’est un texte nourricier, en somme.