Tag #3 – Blogger Recognition Award

award

Bon, jamais 2 sans 3… Alors voici mon troisième Tag en peu de temps…! Cette fois-ci je suis taguée par Valentine Pumpkins, du blog Le Brocoli de Merlin ! Mille mercis pour cette nomination ! 😀

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Les règles du Tag :
Remerciez la personne qui vous a nominée.
Écrivez un post contenant une brève histoire de votre blog.
Donnez un ou deux conseils pour de nouveaux blogueurs.
Sélectionnez 15 autres blogs à qui vous souhaitez donner le prix.
Informez les nominés avec un lien vers les détails de la nomination.
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L’histoire du blog :
Aloooors, que dire, l’histoire de ce blog est très récente! En effet, il est né cet été, en plein cœur du mois de juillet 2015… Hé oui, après avoir passé de longs mois le nez dans mes révisions pour le CAPES, la peur au ventre, le crâne bourré de notions et de concepts appris par cœur, j’avais envie de me faire plaisir ! Ça faisait un moment que je souhaitais créer mon propre blog, l’idée me taraudait furieusement. J’aimais l’idée de pouvoir partager ma passion dévorante avec d’autres, connaissant peu de personnes dans mon entourage aussi mordues. Et si au début, j’avais peur de n’avoir rien à dire, de ne pas trouver les mots justes pour donner mon avis, je ne regrette absolument pas de m’être lancée dans l’aventure.
Et pour la petite histoire du nom du blog… On retrouve un personnage féminin qui s’appelle Folavril dans L’Herbe Rouge, de Boris Vian, j’ai trouvé ce nom de personnage très beau et l’ai tout de suite adopté! 😀
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Les conseils aux nouveaux blogueurs :
Alors là, j’avoue que je sèche un peu… Comment donner des conseils aux nouveaux blogueurs, alors que moi-même je suis toute nouvelle sur la blogosphère et que je reste une novice qui a encore beaucoup de choses à apprendre. Je dirais juste qu’il faut se faire plaisir et ne surtout pas se prendre la tête en rédigeant ses billets, ça ne doit pas devenir une contrainte. Et le but d’un blog étant le partage, il ne faut pas hésiter à commenter et papoter sur les billets des autres, donner son avis à droite à gauche pour vraiment se plonger dans le bain de la blogosphère ! On y trouve de chouettes personnes.
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Je nomine…
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Je suis curieuse! 🙂 Mais bien entendu, vous n’êtes pas obligés d’accepter la nomination. (Y’en a pas 15, je suis trop pressée de me plonger dans mon nouveau roman, La Maladroite, d’Alexandre Seurat !!)
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mielouchou

Ron Rash – Incandescences ***

incandescences

Éditeur : Seuil – Date de parution : avril 2015 – 201 pages

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Incandescences est un recueil de courtes nouvelles qui toutes se déroulent dans la région des Appalaches, aux Etats-Unis. La beauté de la nature environnante tranche avec la violence et la misère du quotidien de ces femmes et de ces hommes.

Comme le dit si bien la quatrième de couverture : « Les douze nouvelles de ce recueil sont des portraits de désespoir rural, des tranches de vie oblitérées par la misère, le manque d’éducation, la drogue. »

Et en effet, nous découvrons un monde archaïque, peuplé de superstitions, où la misère s’acoquine avec la méthadone, un monde dans lequel déambulent des personnages solitaires, épris de folie, au bord du monde, qu’ils soient hommes, femmes, enfants, vieillards…

Moi qui suis toujours très difficile en matière de nouvelles, je dois dire que celles de Ron Rash sont fabuleuses. Dans un style concis, aiguisé, l’auteur nous livre ces tranches de vie de l’Amérique rurale, transfigurées par une écriture toujours aussi poétique et subtile. Certaines nouvelles comme L’envol, La femme qui croyait aux jaguars, Incandescences, m’ont particulièrement marquée.

Chaque nouvelle est comme une claque que l’on se prend. Il y a une telle force qui se dégage de l’écriture de Ron Rash que j’en suis restée transie. Décidément, l’auteur a vraiment un talent fou, et c’est d’autant plus flagrant avec le genre minimaliste de la nouvelle.

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« Il imagina de grandes cités où du sang maculait les trottoirs au pied d’immeubles aussi hauts que des montagnes. Il s’efforça d’imaginer un endroit pire que celui où il se trouvait. »

« Jamais j’aurais pensé que ça pourrait tourner comme ça. Ce monde, je le comprends plus. »

« Les immeubles s’effritent comme du sable et sont emportés par le vent. Des oiseaux vert et jaune paillettent le ciel. En dessous, des loups et des bisons tendent la tête dans le courant de la rivière. Depuis la rive opposée, une branche d’arbre s’élève vers elle telle une main tendue. »