Kaye Gibbons – Ellen Foster **

ellen foster

Editeur : Rivages – Date de parution : 1988 – 170 pages

4ème de couverture : « Saluée par Walker Percy, Eudora Welty et une presse enthousiaste, Kaye Gibbons, avec ce premier roman, annonce une carrière littéraire tout à fait originale et renoue avec la tradition du Sud de la littérature américaine. A travers cette histoire d’une jeune adolescente de onze ans qui raconte, à la première personne, comment elle décide de changer de parents puis d’adopter une famille d’accueil, une « foster family », pour oublier la vision d’un père ivrogne et d’une grand-mère méchante et folle, c’est toute une petite société mesquine du Sud qui resurgit, avec ses idiomes, son racisme. Mais au-delà de ce récit, il y a un ton, un mélange de monologue intérieur, de grotesque et d’humour, qui n’est pas sans rappeler le monde violent de Flannery O’Connor et le réalisme de Mark Twain. »

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Cette 4ème de couverture était bien prometteuse et avait de quoi intriguer !

Ellen est une jeune adolescente qui va sur ses onze ans. Un soir, sa mère avale trop de médicaments d’un coup sous les yeux d’un père indifférent et cruel. Elle passera de ce père absent et violent à une grand-mère folle et cruelle, avant de trouver la famille qui la rendra heureuse.

Le récit se déroule à la première personne, du point de vue d’Ellen. On la sent très réaliste et mature dans sa vision des choses. Elle n’a qu’un seul désir : partir et trouver la famille parfaite qui la rendra enfin heureuse.

Le roman alterne sans transition le passé et le présent. Certaines scènes font mal au cœur. L’écriture est belle, on est transportés dans le Sud des Etats-Unis, où cohabitent racisme, violence ordinaire et indifférence. Cependant, au bout d’une centaine de pages, j’ai commencé à m’ennuyer… Et j’ai eu hâte de refermer ce livre. Le ton devenait monocorde et je commençais peu à peu à me sentir extérieure à l’histoire.

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« Qu’elle soit malade, c’était pas de sa faute, mais personne l’avait obligée à se marier avec lui. En fait, quand elle était petite comme moi, elle a attrapé un romantisme, c’est comme ça que ça s’appelle je crois, et depuis, son cœur a jamais été bien solide. »

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