Véronique Olmi – Bord de mer **

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Éditeur : Babel Actes Sud – Date de parution : 2003 – 128 pages

4ème de couverture : « Une femme offre à ses fils deux jours de vacances à la mer. Espérant fuir l’angoisse du quotidien, elle entre dans l’irrémédiable renoncement.
Elle vit seule avec ses deux petits et pour la première fois les emmène en vacances. Cette escapade doit être une fête, elle le veut, elle le dit, elle essaie de le dire.
Ensemble ils vont donc prendre le car. En pleine nuit, sous la pluie, faire le voyage. Mais les enfants sont inquiets : partir en pleine période scolaire, partir en pleine semaine, partir en hiver à la mer les dérange. Et se taire, et se taire, surtout ne pas pleurer, surtout ne pas se faire remarquer, emporter toutes ses affaires pour se rassurer, juste pour se rassurer, pour ne plus avoir peur de la nuit. Car demain tout ira bien, demain ils seront heureux. Au soleil, ils iront voir la mer… »

***

Bord de mer est un roman très dérangeant. Une mère célibataire part sur un coup de tête au bord de la mer avec ses deux enfants, elle leur fait manquer l’école pour passer deux jours à la mer. Ils partent au milieu de la nuit, comme des fugitifs. Les enfants n’ont jamais vu la mer, ne sont jamais partis en vacances. Mais cette escapade se révèle n’être qu’un prétexte, on le sent dès les premières pages. La tension grimpe au fil du texte. La fin est glaçante. Tout au long de ce bref roman, on se sent de plus en plus mal à l’aise, l’atmosphère est pesante, il pleut sans arrêt et le malaise grandit. Un roman très noir, mais saisissant, empreint de poésie, et porté par une belle écriture.

***

« Reviens ! J’étais un ordre, j’étais un cri, mais les vagues couvraient ma voix, cet océan on aurait dit une machine, ça faisait autant de boucan qu’à l’usine. »

« Le sommeil n’était plus un refuge, simplement un endroit. Un endroit où tout peut arriver, tout peut vous sauter dessus et vous descendez, vous descendez quelque part, profond, personne pour vous rattraper, juste une descente. »

« Dans les lumières blanches de la grande roue le ciel devenait tout pâle, je savais que tout autour c’était la nuit à des kilomètres à la ronde. Et le silence. Moi j’étais un petit point furieux avec du noir tout autour. J’étais une étoile vieille et toujours là. »

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