Catherine O’Flynn – Ce qui était perdu ***

ce qui était perdu

Éditeur : Actes Sud – Date de parution : mars 2015 – 340 pages

4ème de couverture : « 1984. Kate Meaney est une petite fille hors du commun. Au lieu de fréquenter des enfants de son âge, elle joue les apprenties détectives avec sa peluche dans les rues de Birmingham et les allées de Green Oaks, le tout nouveau centre commercial. Le reste du temps, elle s’amuse avec Adrian, son seul ami – un jeune homme attachant qui travaille dans un magasin du quartier –, à scruter les clients et imaginer leurs troubles secrets. Jusqu’au jour où elle disparaît…
2003. Depuis des années, Kurt, agent de sécurité, contemple les masses somnambuliques venues tromper leur solitude dans l’immense piège de verre du centre commercial. Une nuit, il aperçoit l’image furtive d’une petite fille sur un écran de contrôle. Lisa, employée chez un disquaire, trouve quant à elle une peluche dans un couloir de service. Ensemble, ils se lancent à la recherche de la fi llette. Dans les entrailles labyrinthiques de Green Oaks, ils vont tenter de retrouver ce qui était perdu : l’enfance, l’innocence, l’envie de vivre. »

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Kate Meaney n’est pas une petite fille comme les autres, elle n’aime pas traîner avec les gens de son âge. Elle passe ses journées à enquêter, son singe Mickey au fond de son sacoche et son carnet de notes à la main, elle suit de possibles suspects dans les dédales du tout nouveau centre commercial Green Oaks et passe des heures à élaborer des scénarios, son livre Comment devenir détective à portée de main. Un jour, elle disparaît.

Près de 20 ans plus tard, les destins de Kurt, agent de la sécurité et Lisa, disquaire dans ce même centre commercial vont se croiser, en cherchant à découvrir ce qu’est devenue cette enfant, apparue une nuit sur les caméras de surveillance.

J’ai toujours beaucoup apprécié les ouvrages d’Actes Sud et ce roman ne déroge pas à la règle. Les personnages sont attachants, l’atmosphère empreinte de surnaturel est d’emblée séduisante et nous fait plonger tête la première dans l’intrigue. Au-delà de la disparition de la fillette, c’est aussi l’histoire des marques laissées par le passé, de l’empoisonnement consumériste, et de la volonté de s’en libérer.

Mehdi Belhaj Kacem – L’Essence n de l’amour **

l'essence n de l'amour

Éditeur : J’ai Lu – Date de parution : décembre 2009 – 92 pages

4ème de couverture : « Le secret n est le moteur interne de l’amour. Celui qu’on ne découvre jamais et qu’on s’évertue pourtant à chercher. « Jouissance éternisée sans répétition », l’amour est une apparition bouleversante mais soumise à la disparition : la souffrance est son pendant logique. »

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Ce court récit, qui n’est ni un roman, ni un essai, est assez déroutant. Même si le texte révèle une réflexion par moments très juste, j’ai trouvé qu’il était un peu trop alambiqué et qu’il tournait en rond sans parvenir à retenir mon attention, à m’accrocher vraiment.

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« Vous savez désormais ce qu’est avoir, pleinement, un cœur pour quelqu’un, parce que l’amour, c’est le battement, la pulsation éternisée d’une syncope, votre cœur, désormais, pour la première fois de votre existence, pourtant bien chargée, bat pour quelqu’un, ne bat que pour ce quelqu’un. »

« … pour voir que l’amour, c’est ce qui échappe à la répétition. Que l’amour, ça n’arrive réellement qu’une fois, et une seule – toutes les autres sont des occasions ratées. L’amour, ça ne se répète pas. »